Schwarzwald Forum RPG
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Une certaine maturité est nécessaire pour appréhender les thèmes traités avec assez de recul.
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Toutes les choses décrites demeurent du domaine de la fiction et n'engagent en aucun cas les opinions des auteurs.
Âmes sensibles s'abstenir.

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« Les crucifiés chantent et leur choeur me met en joie ; regardez tous ces rouages mû par une seule volonté, un seul but. Ne plus souffrir. Et pourtant, si leurs voix se cassaient, ils seraient exemptés.»
 
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 Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Tsukimi Naisho.

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Tsukimi Naisho
MessageSujet: Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Tsukimi Naisho.   Dim 16 Sep - 0:01

L'obscurité ... elle est omniprésente. J'ai du mal à ouvrir les yeux, c'est comme s'ils étaient enduis de colle. Au bout de plusieurs minutes je parviens finalement à les entre-ouvrir. Un fin rayon lumineux transparait à travers la fenêtre du sous-sol. Il a l'air d'y avoir un grand soleil à l'extérieur. J'entends plusieurs mots résonner dans ma tête ... décimée...le Mal...survivez...adaptez-vous. Ma tête n'arrête pas de tourner. Je prends appui sur ce qui ressemble au toucher à un placard. Difficilement, sentant mes jambes trembler je penche ma tête en avant et déporte tout mon poids sur mes coudes. L'appel ... la lettre ... je me souviens de ce qui s'est passé, de l'abandon de mon ancien ami... de ma chûte. Je fouille à taton dans la pièce pour actionner l'intérrupteur. Tout en cherchant, mes pieds butent contre quelque chose, ça semble glisser plus loin sur le sol. Sa y est, j'exerce une pression sur mon doigt et la pièce s'illumine me laissant aperçevoir les deux serpes tombées sur le sol lors de ma dégringolade dans les escaliers. Je les ramasse puis je remonte les marches du sous-sol deux à deux. J'arrive devant le salon de style assez ancien, avec une vieille table en bois ainsi qu'une espèce de malle derrière le canapé plutôt rustique. Et au pied, la lettre, celle qui me disait de me cacher, elle a dût glisser lorsque je suis allé me réfugier dans la cave.
Verber, notre ami médecin , a sous-entendu dans sa lettre que ma mère n'avait pas survécue à l'attaque d'hier soir. Néanmoins, même si elle était dans les champs de culture, lieux par lequel les prétendues abominations sont venues, il reste un espoir pour qu'elle ait pu trouver un lieu où se cacher. Je doit en avoir le coeur net. Refoulant les larmes qui ne cessent d'affluer à mon visage, je grimpe à l'étage où Verber range ses attacher-caisse et je m'en saisis de deux. Ils sont presque entièrement noir avec une poignée qui semble être en faux argent sur laquelle il semble y avoir un motif étrange de graver dessus. Me précipitant dans la cuisine, je remplie l'un des deux mallettes avec beaucoup de pain, quelques biscotte, ainsi que deux bouteilles d'eau. Tandis que dans l'autre, j'y range une boîte d'allumette ainsi que les deux serpes.
Vérifiant une dernière fois que je n'oublie rien, je franchie la pas de la porte. Le soleil illumine mon visage et permet aux dernières larmes qui s'était réfugiées dans les coins de mes yeux de sécher. Un odeur infâme me parvient. Une odeur de mort, d'égouts et de vieille chaîre en putréfaction inonde mes narines me provoquant des hauts le coeur qui eurent raisons de mon repas d'hier soir. Le temps de m'éssuyer la bouche et de souffler un grand coup, je me met en marche vers le Sud-Est, comme pour partir depuis l'hopital d'où je suis proche, vers les champs, soulevant les pieds pour ne pas me retrouver avec des bouts d'intestins et autres restes de repas mal ou pas digérés sur les chaussures. Plus j'avançais, plus je voyais les portes de l'église avancer vers moi, me laissant dubitatif quand au contenue de cette dernière. Hésitant à ouvrir les portes afin de proposer mon aide, je reste debout, sans bouger dessous une espèce de voute.


Dernière édition par Tsukimi Naisho le Jeu 27 Sep - 13:33, édité 3 fois
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Lord Érèbe
MessageSujet: Re: Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Tsukimi Naisho.   Dim 16 Sep - 13:38

Un instant tu te perds à regarder le ciel. Dégagé, lumineux, un soleil éclatant pour l'orner ainsi qu'un joyau sur une couronne. Et soudainement, une litanie étrange, aux accents violents te parvient. Elle s'émet depuis l'intérieur des portes, tu en as la certitude. La litanie s'amplifie. Le chant noir, aux paroles de plus en plus distinctes, est fou, incohérent. Invocations maléfiques. Tu es comme envoûté, paralysé. Impossible de faire le moindre geste, de prononcer le moindre mot. Des images résonnent sur tes paupières désormais closes, des humains vêtus sombrement dansent, ricanent, d'airs sévères en rictus déments, c'est un rituel, et s'il n'est satanique, aucun doute quant à sa teneur noire. Lentement, tu te sens soulevé. Des fragments de phrases viennent jusqu'à ta conscience.
- Elle fera un réceptacle parfait.
- Nul doute, une enfant pure et chaste, voilà un sacrifice idéal pour notre Seigneur !
- Le Mal ne prend de plaisir qu'à pervertir les vertus...
Inconscience.
*
Lorsque tu t'éveilles, ta gorge est brûlante, comme si elle avait respirée trop d'encens et de poussière. Il fait nuit, toute la journée a passée alors que tu étais inconsciente. Tu es presque nue, seulement vêtue d'une robe blanche, transparente, qui ne te couvre même pas assez pour te protéger des frissons du vent. Mais c'est l'été et la nuit n'est pas froide, aussi tu te sens plutôt envahie d'une douce tiédeur. Mais ta gorge te brûle, et ton dos aussi. Comme si quelque chose y avait été tracé directement dans ta chair. Une fois que tes yeux s'habituent à l'obscurité, tu ne peux réprimer un frisson : tu es dans le cimetière de l'église, et les croix sépulcrales semblent te guetter avec la malice d'un esprit vengeur. Allongée sur le sentier, cernée de tombes. Des feux follets jaillissent de l'une d'elle et viennent danser au-dessus des caveaux et des crucifix, traçant d'incompréhensibles arabesques. Dès que tu te lèves, une vision te glace le sang. A tes côtés un cercueil fermé, où un nom est gravé en lettres d'argent qui luisent sous la lune.
L'inscription indique :

TSUKIMI NAISHO

Sans plus de précisions. Au loin, un hurlement de loup vient compléter le sinistre tableau et ta chair, non, pas fantomatique, elle est bien là, bien réelle et consistante, pâlit d’appréhension.

[ Es-tu mort ? Impossible de savoir mais tu peux continuer à jouer avec ce même personnage pour tenter de comprendre. ]


Son verdict est toujours coupable, sa sentence est toujours la mort.
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Tsukimi Naisho
MessageSujet: II. LA mort.   Dim 16 Sep - 14:34

XXOutre la peur qui me consume peu à peu, plusieurs questions m'assaillent. Qui étaient ces hommes ? Que m'ont ils fait ? Suis-je encore en vie? Autant de question qui me font m'éffondrer sur le sol tellement certaines me paraissent dur à accepter. Le cercueil fermé, mon nom inscrit en lettre argenté ne m'aide pas. L'ouvrir me permettrait de répondre à plusieurs questions. J'approche lentement ma main d'une poignée. Le contact froid du métal avec ma main me donne un frisson qui passe outre ma robe blanche pour arriver dans ma nuque et me provoque un faible soubresaut. J'ai envie de tousser, d'évacuer tout ce qui est passé dans ma gorge, me défaire des maux que j'ai respirer. Néanmoins, le hurlement du loup, ou de tout autre chose , de tout à l'heure me force à rester sur mes gardes et à me faire la plus discrète possible. Toujours la poignée dans une main, je passe sur les lettres argentées avec mes doigts libres. Elles sont extrèmement lisses, je glisse aisément dessus, les imprégnant dans mon esprit à chaque passages. Plusieurs larmes tombent à terre, je n'arrive pas à les retenir. Je n'arrive pas à m'arrêter de pleurer parce que je ne suis peut être plus, peut être pas. Les minutes passent, je reste toujours sans bouger, sans crier ni pleurer. Je dois avoir mes réponses, mais pas toutes. Je ne pourrais jamais supporter ma non-vie. Je me lève donc, éffleurant le cercueil de mes deux mains, je décide de poursuivre, de poursuivre les réponses qui ne me feront pas plus de mal. En premier lieu, je dois trouver quelque chose pour me défendre, ou pour attaquer. Je fais donc un tour sous une lune presque inexistante. J'ai beau chercher, passer plusieurs fois à proximité du cercueil, rien. C'est alors qu'un reflet me contraint à clore mes yeux l'espace d'une seconde. Il y a un objet apparemment en métal près d'une tombe. Me déplaçant à pas de loup, je m'en approche tout en sentant une douleur lancinant s'abattre sur mon dos. C'est comme si l'on décrivait un motif avec une torche. Tentant de passer outre cette douleur, serrant les dents, je me saisis du bout métal, soulevant avec un manche en bois. Une pelle ... quelle chance j'ai, avec ça, je peux au moins tuer un lapin, s'ils existent encore dans cet enfer.
XXJe sers l'outil aussi fort que je peux contre moi, comme un enfant serrerait une peluche pour se rassurer, combattre sa peur du noir et se convaincre que les monstres ne sont que des êtres fictifs. Les feux follets continuent à danser au-dessus des caveaux et me rappel également la présence de crucifix. Une idée absurde me vient. Même si je veux me convaincre que tout ceci n'est qu'un rêve et que les créatures fantastiques n'existent pas, je peux tout de même m'armer selon certaines légendes. Je décide donc de me diriger vers ces lumières. Avant de faire quoi que se soit, j retire ma robe qui ne cache ni ne protège rien, je la roule en boule et la glisse au dessous dde la croix. Je passe ma pelle entre ce dernier et une tombe et je tire sur la pelle. Au bout de plusieurs reprises, la crucifix tombe sur ma robe légère qui parvient à étouffer le bruit. Prenant quelques instants pour reprendre mes forces, je me remet en route, une main tenant la pelle à la moitié du manche, un autre serrant le crucifix. Je me remets donc en route pour l'église avec l'espoir de découvrir ce qu'il s'est passé avant de me retrouver dans ce cimetière. Les cailloux me font un peu mal aux pieds, mais ce n'est rien comparé à la douleur de mon dos. Entre quelques élans de douleurs, une étrange sensation me gagne peu à peu, comme si quelqu'un me suis, comme si quelqu'un me traque.[/color]


Dernière édition par Tsukimi Naisho le Jeu 27 Sep - 13:38, édité 2 fois
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Lord Érèbe
MessageSujet: Re: Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Tsukimi Naisho.   Lun 17 Sep - 20:03


Prise d'un irrésistible sursaut, tu te retourne. Il se trouve que tu es bel et bien suivie. Un être très grand, tout aussi mince, bien trop longiligne pour être sain, se tient là. Il lévite au-dessus du sol, ses pieds raidis tendus vers la terre humide du cimetière et ses graviers tranchants. Il a tout d'un cadavre, mais c'est comme si la pourriture avait rendue sa peau noire comme la suie. Ses orbites vides te fixent alors qu'il élève une voix gutturale.
- La mort, la vie, quelle importance ?
Un lent sourire révéla des dents pointues comme celles d'un requin.
- Tu devrais t'habiller. Il y a des très beaux vêtements dans ton cercueil, dit-il en désignant la sinistre boîte noire en tendant un doigt squelettique et pointu. Il n'est pas fermé à clé, tu peux l'ouvrir. Ce n'est pas que ton jeune corps nu ne soit pas d'une envoûtante saveur, mais tu vas attraper froid ou te faire dévorer par un mange-mort, à rester ainsi.


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Tsukimi Naisho
MessageSujet: III. Des questions, encore des questions.   Mer 19 Sep - 0:39

XXMalgré ses dents pointues rappelant les grands prédateurs, malgré ses doigts squelettiques et pointues semblable à ceux de la mort, je n'avais peut être plus rien à perdre à l'écouter, rien si ce n'est ma possible vie. Comme rassurée, oubliant mes douleurs, je me dirige vers mon propre cercueil. Les fin rayons de lune se reflètent très bien dans l'argent des lettres de mon nom. Je me saisis donc des deux poignées. Ne voulant pas me poser trop de questions, ne désirant pas être freinée dans ma confiance, j'ouvre la boîte d'un geste vif. Comme baignée dans la sérénité, je vois avec un immense soulagement que le cercueil est vide, sans corps, sans mon corps sans vie. Sur le revêtement intérieur de cette simple boîte se trouve en effet des vêtements, qui en plus paraissaient à ma taille. L'étrange créature n'avait pas encore menti. Ces vêtements n'étaient pas ceux que j'avais l'habitude de porter. Il y avait une espèce de blouson noir apparemment en cuir. Mais également un short plutôt court, lui aussi noir et fait de la même matière. Et pour parfaire la tenue, une pair de botte haute, elle même en cuir noir avec des semelles légèrement ré-haussées. Moi qui aimait plus que tout porter du blanc, du mauve, tout ce qui est en accord avec les couleurs et les reflets de la lune, je suis un peu surprise de devoir porter ça. Faute de mieux, ce sera mes vêtements... pour la soirée tout du moins.
XXMon traqueur toujours là, je lui tourne dos et, bien que gênée, j'ôte délicatement la robe blanche, pour ne pas dire transparente. Je dénude donc mes épaules, révélant mon tatouage tout de bleu rempli. Le linge glisse délicatement, caressant mes omoplates, effleurant ma poitrine. Juste le temps de la sentir toucher mon ventre qu'elle file outre mes hanches pour se retrouver à mes chevilles. Je peux entendre des "Mmmmmh" émaner de ce qu'il reste de la bouche de la créature. Dégoutée, je me hâte à enfiler le short, plutôt difficilement lorsque qu'il atteint le haut de mes cuisses. Rassurée d'être couverte, j'enfile le blouson, prenant garde à ne pas prendre mes cheveux dedans. Après avoir refermé la fermeture éclaire, je passe mes pieds fins dans les bottes qui sont plus confortables qu'elles ne paraissent l'être. Enfin vêtue de façon correct, je me permet de souffler un coup pour me ré-habituer à avoir quelque chose sur les épaules. Apparemment trop longtemps car le mort-vivant semble s'impatienter.
XXTout en reprenant la pelle qui m'a pour l'instant peu servie, je place le crucifix sur ma hache droit, derrière mon short. Le pseudo cercueil est maintenant vide, ne cherchant pas un regard d'approbation, je le referme lentement, tout en prenant le soin de l'accompagner pour pas qu'il ne fasse trop de bruit.
XXC'est au tour de cet être qui ne semble ni mort, ni vivant d'avoir toute mon attention. Plongeant mon regard bleu dans ses orbites, je lui assène tout un tas de questions : " Qui êtes vous ? Comment m'avez vous trouver ? Pourquoi m'avoir aidé ? Qui sont les hommes qui m'ont amené ici ? Que me voulaient-ils ? Que vouliez vous dire par :" La vie, la mort, quelle importance ? " ?


Dernière édition par Tsukimi Naisho le Jeu 27 Sep - 13:47, édité 3 fois
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Lord Érèbe
MessageSujet: Re: Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Tsukimi Naisho.   Ven 21 Sep - 19:45


Le cadavre en lévitation agita ses mains dans les airs, déliant et reliant ses longs doigts fins en traçant des symboles invisibles.
- Qui suis-je ? Excellente question, n'est-ce pas ? Qui sommes-nous... Nous allons faire un bout de route ensemble, je me dois de te donner une idée, dans la mesure du possible. Toi et moi sommes irrémédiablement liés, car les prêtres noirs ont scellés ton âme dans une prison complexe et l'ont corrompue en partie en m'y faisant m'incruster. En quelque sorte, tu sers de réceptacle... Et grâce à toi, demain, je pourrai libérer une partie de mes pouvoirs, je pourrai m'incarner de manière plus fidèle à ma véritable forme. Mais que vas-tu faire de cette nuit, jeune enfant au corps splendide ? Sais-tu que les loups approchent ?
Comme pour lui donner raison, des hurlements sinistres retentirent, bien moins loin que la fois précédente.
- Cette pelle ne te sera pas d'une grande utilité, chérie...
Le sourire du cadavre s'élargit, ses longues dents tranchantes mises en valeur par des gencives noircies de putréfaction.


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Tsukimi Naisho
MessageSujet: IV. Une menace de mort.   Jeu 27 Sep - 13:01

XXCe non humain me mettrait-il au défis? Si oui il n'est malheureusement pas fini. Je fais un pas vers lui, puis un autre. L'écartant comme je peux avec ma pelle, je me met en marche en quête de réponses. Malgré le danger que peut représenter le loup, je me dois de savoir ce qu'il se passe. Je continue donc de marcher vers l'église. Plus ma destination semble proche, plus les hurlement de loups semblent se rapprocher. Même si je porte de nouveau quelque chose sur mes épaules, des frissons me parcourent l'échine, provoquant certains tremblements que je ne peux cacher. Je peux encore sentir le regard de la chose qui se porte sur moi. Je me sens comme un rat de laboratoire que l'on étudie sous toutes les coutures. Ça en devient très pesant. D'autant plus que mon dos, bien que moins douloureux, continue à faire des siennes. Je suis quand même heureuse, enfin autant que l'on peut l'être sous la pression d'une mort presque imminente. Je sais que je suis en vie, que je suis encore un être vivant sur cette Terre et non un esprit ou tout autre abomination.
XXSur le chemin me menant à l'église, je retourne les mots du non vivant, je les étudie, les décortique. Chacun d'entre eux résonnent dans ma tête. Je suis un réceptacle. Je suis dans une prison. Lui et moi sommes liés. Et c'est alors que je me trouve à moins de 50 mètres de la battisse religieuse que je me mets à sourire. Doucement ce sourire se transforme en fou rire que je ne peux pas réprimer. En l'espace d'un seconde je regagne mon espoir, je me permet à nouveau de pouvoir être demain. Je m'arrête net sur le chemin caillouteux. Je me calme peu à peu même si je ne peux pas m'empêcher de sourire. Je me retourne subitement ce qui a au moins le mérite de surprendre ce qui me suit. J'approche doucement ma bouche de ce qui lui reste d'oreille droite et je me met à lui susurrer quelques mots, comme si à mon tour je le met au défis :
" Tu as dis que nous étions liés * pause * et tu m'as aussi proposé une aide pour combattre le loup, enfin, par proposer j'entends que tu insinuais que je ne pourrai pas le battre avec une simple pelle. Tu as sûrement raison mais je suppose qu'il y avait une contre partie. Sauf que comme tu l'as si bien dis, je suis un réceptacle, et sans moi, tu ne peux donc pas être libéré, déchaîner tes pouvoir sur la Terre, et tout le bla bla n'est-ce pas ? " Je peux lire la stupeur dans ses orbites, le doute. Je ne lui laisse cependant pas le temps de répondre et je poursuis :
XX" Je crois que ce serait regrettable que je meurs, surtout que j'ai entendu parlé les prêtres avant que je ne m'évanouisse. Il ont parlé qu'il leur fallait une jeune fille pure et chaste, et avec les récents événements, je ne crois pas que ça ne cours pas les rues... * pause * Donc si jamais un loup ou tout autre chose débarque dans l'espoir de me dévorer, il vaudrait mieux pour toi que tu utilise tes pouvoirs pour me sauver la vie. Et si jamais l'idée te vient de répondre à mes précédentes questions, je serai toi, je n'hésiterai pas."
XXA la fin de ma phrase je ne peux pas réprimer un large sourire. Lui tournant le dos je peux sentir les doux effluves de sa rage me parvenir. Je jubile d'avance de ce qui va se passer. Néanmoins, cette jubilation ne fut que de courte durée. Lorsque j'arrive à l'église, le hurlement du loup me parvint et il paraissait être très près.
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MessageSujet: Re: Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Tsukimi Naisho.   Jeu 27 Sep - 20:01


L'église, somptueuse, majestueuse, se dressait dans la nuit à l'instar d'un gigantesque phallus de pierre dont les veines saillantes seraient le lierre. De ce lieu anciennement saint émanait désormais une aura maléfique, pervertie. Les portes étaient closes, l'église avait des secrets, et elle ne tenait pas à ce qu'il soient découverts. Le mort-vivant grogna.
- Haha, sale futée. Tu en as à revendre... Mais je ne ferais rien, débrouille-toi toute seule. Un être de ma caste a des serviteurs pour faire les basses besognes à sa place, tu sais. Alors tu vas te débrouiller... Le monde va changer... il change déjà... mais je le sens, cette nuit, demain matin... il va se passer quelque chose... Il faudra que tu sois forte, chérie. Alors montre-moi comment tu te débrouilles. Et si j'étais toi, je ne dérangerais vraiment pas ce qui dort au sein de cette église. Non, vraiment pas...

Le loup ne hurlait plus. Il était là, au bout du chemin, accroupi sur un mur du cimetière. Il te fixait. Il se lécha les babines, et sauta, marchant calmement vers toi.


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MessageSujet: V. La mort qui se lèche les babines.   Sam 29 Sep - 9:23

XXDans un premier temps la réponse de l'abomination me surpris. Je pensais qu'il s'attacherait plus à la vie que ça, enfin … qu'il cherchait plus à vivre. Mais je n'ai pas vraiment le temps de rétorquer. Un silence pesant plane sur le cimetière. Aucun bruit ne semble atteindre ce lieu. C'est comme si toutes les créatures avaient cessé de vivre à l'arrivée du loup. Il faut dire qu'il est impressionnant. C'est comme si la plus grande force avait été insufflé dans un corps à la base taillé pour la vitesse, pour inspirer la peur. Un parfait prédateur vu de l'extérieur. Il a une démarche royale, lente, comme s'il veux que je m'enfuis, comme s'il recherche l'esprit de la traque. Je me retourne pour regarder l'espèce de spectre, mais c'est comme si mes yeux ne voulaient pas se détourner de la bête. Je suis comme pétrifié par la peur. La même peur que j'ai eu avant l'ouverture du cercueil, le même sentiment de mort. Je sens mon cœur s'accélérer, mon sang parcourir chacune de mes veines, de mes artères. La pression augment partout dans mon corps. Durant cette seconde, je sens que ma vie n'est plus mienne, qu'elle est au loup. C'est là que l'adrénaline me sort de ma torpeur, de ma paralysie. Je me retourne rapidement et je me met à courir aussi vite que je peux. J'ai l'impression de ne pas aller droit avec ces chaussures hautes, mais qu'importe ?
XXJe peux sentir le loup accélérer, commencer à jouer avec moi, à me chasser. Très vite il gagne du terrain. J'ai beau jeter un rapide coup d’œil un peu partout pendant ma course, je ne vois aucune arme, il n'y a rien d'autre que de la pierre. Je longe l'église espérant un miracle. Je ne dois pas la perdre, j'ai eu trop d'émotions en trop peu de temps pour pas assez de réponses. Le loup se rapproche de plus en plus rapidement. Et c'est à travers un rayon lunaire, comme le miracle que j'attends que j'aperçois la porte entre-ouverte d'un caveau. Si jamais je veux vivre, ou au moins survivre, c'est là mon seul espoir. Puisant dans une force que je ne pensais pas avoir, je m'engouffre dans le ventre de pierre et je claque violemment la porte derrière moi. Sous le coup, la porte a laissé s'abattre son verrou tout de métal entre la pierre et le porche, me laissant ainsi m'écrouler sur le sol. J'ai le souffle court et je ne me remet pas encore de ce qui vient de se passer.
XXBien entendu mon compagnon de cellule est toujours avec moi. Je peux entendre un léger rire, comme s'il se moquait de moi. C'est sur que je ne m'en suis pas réchappé avec la classe dût à sa haute caste mais il n'en demeure pas moins que je suis en vie, alors que lui, sous ses grands airs, est toujours...mort.
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Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Tsukimi Naisho.

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